L’opération annuelle de vente de légumes et de fruits au «juste prix», se déroulera jeudi à Paris et dans certaines villes d’Île-de-France. L’occasion pour le Modef, syndicat agricole à l’origine de l’initiative, de dénoncer les prix trop élevés pratiqués par «les distributeurs et les transformateurs». 

Depuis 9 ans, la vente de fruits et légumes frais au «juste prix» attire les foules à Paris et dans sa banlieue. 
Contrairement à leurs collègues éleveurs, les agriculteurs du Modef (Mouvement de Défense des Exploitants Familiaux), un syndicat agricole proche du Parti communiste, ont choisi d’exprimer leur colère par le biais d’une opération séduction.
 Pour dénoncer la politique des prix de vente trop élevés de la distribution, ils iront vendre directement leurs produits àParis et dans plusieurs villes de banlieue. Cela fait 9 ans que le Modef organise cette opération annuelle, qui devrait résonner un peu plus fort cette année, portée par lacrise des éleveurs.
Deux-semi-remorques chargés de 50 tonnes de fruits et légumes du Lot-et-Garonne débarqueront dans la capitale jeudi prochain au matin. Tomates, melons, prunes, poires, pommes de terre, salades, haricots et nectarines seront vendus «au juste prix», à savoir «un prix qui permet de rémunérer l’agriculteur et de satisfaire le consommateur», selon Raymond Girardi secrétaire général du Modef.

«Nous allons vendre le kilo de tomates 1,5 euros. C’est ça le juste prix avec une part producteur de 70 centimes, 15 centimes pour le conditionnement et le transport, et la centrale d’achat qui l’achète 90 centimes devrait le revendre 1,5 euros. A 3 euros le kilo de tomates à Paris, c’est du racket», a-t-il expliqué.
La vente directe du producteur au consommateur est une manière d’alerter sur l’augmentation continue des prix de ce denrées dans les supermarchés. Selon le Raymond Girardi, cette augmentation a des conséquences dramatiques : «En 10 ans cette augmentation moyenne tous produits confondus est de plus de 30% alors que les prix moyens à la production ne bougent pas. Cela a pour conséquence dans la même période à faire disparaître 25% des producteurs». «Aujourd’hui, avec les éleveurs et les producteurs de lait, tout le monde agricole s’accorde à dire qu’il y a un problème sur les marges qui pénalisent les agriculteurs et les consommateurs.»
Outre les «marges anormales», le Modef entend également dénoncer les problèmes sanitaires, le dumping social et la couverture des besoins alimentaires.

La liste des villes concernées : 
Gennevilliers (92)
Nanterre (92)
Bagneux (92)
Issy (92)
Seine-Saint-Denis (93)
Aubervilliers (93)
Bagnolet (93)
Bobigny (93)
Drancy (93)
Epinay (93)
La Courneuve (93)
L’île-Saint-Louis (93)
Montreuil (93)
Noisy-le-Sec (93)
Pantin (93)
Pierrefite (93)
Saint-Ouen (93)
Tremblay-en-France (93)
La Queue-en-Brie (94)
Vitry (94)
Boissy (94)
Villejuif (94)
Valenton (94)
Créteil (94)
Bonneuil (94)
Fontenay (94)
Champigny (94)
Ivry (94)
Orly (94)
Chevilly-Larue (94)
Le Kremlin Bicêtre (94)
Choisy (94)
Villeneuve-Saint-Georges (94)
Villeneuve-le-Roi (94)

VIDEO. La grande braderie des fruits et légumes frais

Source : Le Parisien
50 tonnes de fruits et légumes vendues à bas prix en Ile-de-France
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