Dépistage du cancer colorectal : les nouveaux tests disponibles.

Les nouveaux tests de dépistage du cancer colorectal sont disponibles .Cette nouvelle génération de tests immunologiques succèdent au test Hemoccult®, pas assez fiable selon les gastro-entérologues. Les nouveaux dispositifs peuvent désormais détecter de manière précoce huit cancers colorectaux sur dix.  En effet, les tests immunologiques détectent au moins deux fois plus de lésions précancéreuses colorectales que l’ancien test Hemoccult®.cancer-colo2

Comment fonctionne le test immunologique ?

Le test repose sur la détection de traces de sang dans les selles, sous forme d’hémoglobine humaine. Pour cela, il est composé d’anticorps spécifiques à une partie de la globine humaine. Si ces anticorps réagissent, c’est qu’il y présence de globine humaine et donc de sang dans les selles. Ce test est d’ailleurs plus sensible puisqu’il ne cible que le sang humain, et non le sang animal issu de l’alimentation. Le sang dans les selles est l’un des signes de lésions précancéreuses, mais ce n’est pas le seul. Les résultats doivent toujours être confirmés par une coloscopie.

 

Détecter deux fois plus de cancers

Pour le même prix, ils sont beaucoup plus sensibles à la présence de sang humain dans les selles, un des signes de lésions précancéreuses (polypes) dans le colon ou le rectum. Ils détectent aussi trois à quatre fois plus d’adénomes avancés (tumeurs bénignes colorectales) qu’Hemoccult®, selon l’Institut National du Cancer.

Autre point positif : l’autoprélèvement de selles est beaucoup moins contraignantqu’avant. Alors qu’Hemoccult® requérait six échantillons de selles, le test immunologique n’en demande plus qu’un. Une méthode moins désagréable donc, qui entend cibler plus de personnes… L’objectif européen serait que 45% des personnes à risques (les 50-74 ans) se fassent dépister, contre 31% avec Hemoccult®. Le test immunologique est diffusé à 17 millions de Français, via leur médecin traitant. Lorsque les résultats du test sont positifs, le patient est orienté vers une coloscopie pour confirmer la présence de tumeur dans le tube digestif.313703_ademas

Avec la généralisation du test immunologique, c’est plus de 3.000 vies qui pourraient être épargnées. Dans 90% des cas, le cancer colorectal se soigne, mais uniquement s’il est pris à temps ! Or les symptômes mettent souvent plusieurs années à se manifester… Avec 42.000 cas découverts chaque année, le cancer colorectal est le deuxième cancer le plus meurtrier en France, tuant plus de 17.000 personnes par an.

Comme le précédent, il s’adresse aux hommes et femmes âgés de 50 à 74 ans, à qui il est recommandé officiellement d’effectuer un test tous les deux ans (sauf pour les personnes ayant un risque élevé de développer un cancer colorectal en raison d’antécédents familiaux ou de maladies spécifiques, qui doivent bénéficier d’un suivi spécifique). 16 millions de personnes sont concernées.

Un prélèvement au lieu de six
Tout comme l’ancien, le nouveau test est basé sur la détection de sang dans les matières fécales, présence qui peut signaler une lésion précancéreuse ou un cancer. Mais, à la différence de l’Hemoccult, ce test «immunologique» ne peut pas être rendu positif par l’hémoglobine animale issue de l’alimentation. Et le nouveau test se distingue par une plus grande simplicité d’utilisation : un seul prélèvement sur les selles est nécessaire contre six auparavant. Grâce à ce test simplifié, le ministère de la Santé espère augmenter le taux de participation au dépistage, actuellement trop bas: 30% de la population cible contre un minimum recommandé de 45%. Passer d’un taux de 30% à un taux de 50% permettrait d’éviter 3500 morts par cancer colorectal par an, soit autant que la mortalité par accidents de la route, a souligné mercredi Marisol Touraine.4750805_test_545x460_autocrop

40 000 patients doivent refaire leur analyse
Seul petit couac dans ce passage au nouveau test de dépistage du cancer colorectal : l’analyse des anciens Hemoccult a été stoppée en début d’année avant même que les nouveaux tests soient distribués. Aussi, des échantillons de milliers de personnes prélevés en début d’année ne pourront être analysés et devront être refaits. Selon Agnès Buzyn, 40 000 personnes sont concernées. Elles recevront un courrier spécifique pour les inviter à se soumettre au nouveau test. L’analyse de leur échantillon sera «prioritaire».

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