Trufficulture : diamant noir sur canapé

La truffe d'été est l'une des moins onéreuses. / Photo DDM

Dans le Lot-et-Garonne, comme dans les départements voisins du Lot et de la Dordogne, la cueillette de la truffe a longtemps été traditionnelle. À la fin du XIXe, voyant leurs vignobles décimés par le phylloxéra, les agriculteurs du Périgord et de la vallée du Quercy avaient choisi de développer les truffières, tandis que ceux du Lot-et-Garonne se tournaient vers les fruits et les légumes.

Aujourd’hui, cette situation a bien changé et la trufficulture est devenue une production à part entière dans le département : les plateaux calcaires du nord, de Prayssas et du Néracais comptent près de 600 hectares de truffières et autant de producteurs pour une production oscillant entre 20 et 50 tonnes par an.

L’été, la «tuber aestivum» fait sa belle : «L’avantage de cette truffe d’été, c’est qu’elle est très polyvalente. On la trouve à l’état sauvage au pied du pin, du cèdre, du noisetier, du chêne… et elle arrive au moment où les estivants sont là», explique Bernard Rosa, vice-président de l’Association des trufficulteurs du Lot-et-Garonne.

C’est également l’une des moins onéreuses, avec un kilo qui s’échange entre 200 et 300 €, notamment sur les trois marchés spécialisés de truffes fraîches contrôlées : Montpezat, le 18 juillet, Puymirol, le 25 juillet et Penne d’Agenais, le 9 août.

Elle bénéficie aussi de parcelles expérimentales comme à Penne d’Agenais, où l’on étudie ses différents comportements (arbres taillés ou non, terres travaillées…).

C’est Bernard lui-même qui guide les visiteurs à la découverte du diamant noir gastronomique.

Association des Trufficulteurs

de Lot-et-Garonne, à Agen

05 53 77 83 33

Pour visiter les parcelles expérimentales, prenez rendez-vous auprès

de la mairie de Penne d’Agenais :

05 53 36 25 25.

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